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La livraison rapide est en train de détruire les vertus écologiques du e-commerce

Oui, commander en ligne peut s’avérer bien plus écologique que de se rendre en magasin faire ses emplettes, ne serait-ce que par le simple fait de ne pas avoir à prendre le volant. Jusqu’à présent, les livraisons s’avéraient moins polluantes puisqu’elles livraient généralement des commandes en lot, mais cet équilibre est rompu par la généralisation des livraisons ultra-rapides, Amazon Prime en tête. C’est le constat d’une brève enquête menée par Axios, qui s’est penché sur la pollution générée par ces micros-livraisons aux États-Unis, et comment elles annihilent les effets positifs du e-commerce sur l’environnement.

Toujours plus vite, toujours plus polluant

Selon Axios, les émissions annuelles de gaz à effet de serre ont drastiquement augmenté chez FedEx, UPS ainsi que le service postal américain ces dernières années. Le nombre total de CO2 aujourd’hui rejeté par ces entreprises serait équivalent à la pollution générée en une année complète par plus de 7 millions de voitures.

Et encore, cela ne comprendrait pas d’autres services, dont les livraisons effectuées directement par Amazon. Le géant du e-commerce est pourtant en train d’accélérer davantage son service, avec ses livraisons Prime en un jour ouvré, contre deux jours auparavant, une accélération déjà disponible pour de nombreux Américains, note The Verge. Cela intensifierait encore les émissions de gaz à effet de serre, d’autant plus que les concurrents américains d’Amazon comme Walmart veulent s’aligner sur ce délai de livraison.

Source : @Amazon

Bien que le e-commerce soit censé être théoriquement bon pour l’environnement, ce serait la multiplication des petites livraisons qui le rendrait encore plus polluant aujourd’hui.

« Le commerce électronique présente des avantages climatiques, mais ceux-ci disparaissent à mesure que la livraison s’accélère », explique Miguel Jaller, professeur à UC Davis, dans l’étude d’Axios.

Pourtant, des solutions existent, comme les livraisons par drone, bien moins polluantes, ou encore la généralisation des véhicules électriques chez les transporteurs. Ce sont d’ailleurs deux pistes à l’étude chez Amazon, qui, dans une déclaration à Axios, a indiqué vouloir parvenir à éliminer tous rejets de carbone sur 50% de ses livraisons d’ici 2030.

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