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Les événements astronomiques à ne pas manquer en 2021

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Pour les passionnés d’astronomie, l’année 2020 s’est achevée en apothéose avec la grande conjonction de Jupiter et Saturne. 2021 promet également de nous offrir quelques jolis spectacles. Petit tour d’horizon des événements astronomiques à ne pas manquer dans les mois à venir.

En cette année 2021, l’Univers devrait une fois encore nous offrir quelques beaux moments de contemplation. Alors que Perseverance, le rover de la Nasa, se posera sur le sol de Mars dans le 18 février prochain et que le télescope spatial James Webb devrait enfin être lancé, fin octobre, la Lune, le Soleil, les planètes et quelques autres encore, joueront de finesse pour nous émerveiller.

La traditionnelle valse des équinoxes et des solstices

La nouvelle année avait à peine commencé que, ce samedi 2 janvier 2021, la Terre est passée au périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil. Pour la « voir » passer à l’aphélie, le point de son orbite le plus éloigné du Soleil, il faudra attendre le 5 juillet prochain.

Cette année, l’équinoxe de printemps se produira, pour l’hémisphère nord, le 20 mars à 9 h 37 GMT — 10 h 37, heure de Paris. Ce sera l’occasion de profiter d’une journée aussi longue que la nuit. Idem au moment de l’équinoxe d’automne qui aura lieu en 2021, le 22 septembre à 19 h 21 GMT — 21 h 21, heure de Paris.

Le solstice d’été est attendu pour le 21 juin à 3 h 32 GMT — 5 h 32, heure de Paris. Ce sera la journée la plus longue de l’année. Et l’un des meilleurs moments, dans l’hémisphère nord, pour observer plusieurs fois par nuit, le passage de la Station spatiale internationale (ISS).

Pour le solstice d’hiver, cochez la date du 21 décembre à 15 h 59 GMT — 16 h 59, heure de Paris. Ce sera alors la journée la plus courte de l’année.

Mercure, Vénus et Mars seront occultées par la Lune

Les astronomes parlent d’occultation lorsqu’un astre est masqué par un autre. En 2021, Mercure, Vénus et Mars seront ainsi occultées plusieurs fois par la Lune. Et notamment, pour la Planète rouge, le 17 avril — une occultation visible depuis l’Asie du sud-est — et Vénus, le 8 novembre — une occultation visible depuis le nord-ouest de la région Pacifique.

Seule occultation par la Lune visible depuis l’Europe en cette année 2021, celle de l’étoile Epsilon Geminorum, dans la constellation des Gémeaux, le 2 septembre.

Une éclipse totale de Lune

Si 2020 a été avare en éclipses de Lune spectaculaires — l’année nous en a offert quatre, mais toutes étaient « par la pénombre » –, 2021 s’annonce plus généreuse en la

la matière organique, qui constitue les êtres vivants (animaux ou végétaux) ou… » data-image= »https://cdn.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/e/7/0/e70ccaaf4a_91935_matiere.jpg » data-url= »/sciences/definitions/matiere-matiere-15841/ » data-more= »Lire la suite »>matière. Une éclipse totale est en effet attendue le 26 mai prochain. La Lune passera alors entièrement dans l’ombre de la Terre.

Une éclipse totale de Lune, cela n’était pas arrivé depuis janvier 2019. Malheureusement, l’éclipse totale de Lune que nous réserve 2021 ne sera pas visible depuis la France. Mais au-dessus de l’océan Pacifique, ente le Japon et l’Alaska et donc plutôt réservé aux habitants de l’est de l’Asie ou de l’Amérique du nord — et un peu du sud.

Dommage pour nous, car cette éclipse se produira à un moment où la Lune se trouvera particulièrement près de la Terre, apparaissant donc (un peu) plus grosse que d’habitude.

Une éclipse partielle de Lune est également prévue pour la fin de l’année, le 19 novembre plus exactement. Elle sera de nouveau visible depuis l’Amérique — du nord et du sud — et depuis l’Asie. Mais aussi, cette fois, un peu plus près de chez nous, depuis l’Europe du nord.

Une super Lune au mois de mai

Chaque année, les amateurs d’astronomie guettent la super Lune. Elle se produit lorsque la Lune est pleine et qu’elle se trouve, en même temps, au plus proche de la Terre. En 2021, cela se produira le 26 mai avec une Lune à quelque 357.309 kilomètres seulement de la Terre. Fortes marées en perspective.

Le 27 avril 2021, la Lune se trouvera à peine plus loin de notre Planète, à 357.378 kilomètres. De quoi nous offrir également une magnifique pleine Lune.

Une éclipse annulaire du Soleil en juin

Le 10 juin 2021, c’est le nord de l’hémisphère nord de notre Planète qui se prépare à assister à une éclipse de Soleil annulaire. Un genre d’éclipse qui se produit lorsque le diamètre apparent de la Lune n’est pas aussi grand que celui du Soleil. Les plus chanceux observent alors une sorte d’anneau de feu autour de notre satellite naturel. Cette fois, la bande de centralité commencera du côté du nord-est du Canada pour traverser le Groenland par le nord-ouest, passer par le pôle Nord et finir sur l’est de la Russie.

Une conjonction Mars-Venus au cœur de l’été

Le 21 décembre 2020, Jupiter et Saturne se sont approchées l’une de l’autre dans le ciel terrestre. En apparence du moins. Dans la nuit du 12 juillet 2021, ce sera au tour de Vénus et de Mars de se rencontrer et de nous offrir un spectacle semblable.

Les deux planètes apparaîtront en même temps dans les télescopes. À l’œil nu, la conjonction sera facile à observer avec une Vénus qui brillera fortement dans le ciel comme à son habitude. Pour les amateurs de photographie astronomique, sachez que la Lune se joindra au spectacle, offrant un joli croissant juste à côté de la conjonction.

D’autres conjonctions, un peu moins rapprochées auront lieu le 5 mars 2021, entre Mercure et Jupiter, le 10 mars entre Mercure, Jupiter et Saturne, le 25 avril entre Mercure et Vénus, le 12 mai entre Vénus et la Lune et le 18 août entre Mercure et Mars.

La pluie d’étoiles filantes des Perséides

Chaque mois d’août, la Terre traverse le nuage de débris laissés par la comète Swift-Tuttle. De quoi nous offrir une belle pluie d’étoiles filantes. En 2021, le maximum des Perséides est attendu autour du 12 et du 13 août avec jusqu’à 60 étoiles filantes à observer par heure. Un beau spectacle en perspective d’autant que la Lune n’aura alors pas encore atteint son premier quartier.

D’autres pluies d’étoiles filantes sont annoncées dans l’année : le 6 mai avec le maximum des Êta aquarides — 50 objets par heure –, le 7 juin pour les Ariétides — 30 objets par heure — le 10 octobre pour les Taurides — 10 objets par heure –, le 3 décembre pour les Andromédides — 20 objets par heure — et le 14 décembre pour les Géminides — entre 60 et 75 objets par heure.

Une éclipse totale du Soleil au-dessus de l’Antarctique

Pour finir l’année en beauté, le 4 décembre 2021, une éclipse totale du Soleil se produira du côté de l’Antarctique. Des croisières devraient être organisées — si la situation sanitaire le permet — et les amateurs de photographie qui auront la chance d’être sur place nous partageront des images spectaculaires de l’événement sur fond de paysages glacés.

Pour en savoir plus

Astronomie : les évènements à ne pas manquer dans le ciel en 2020

Si vous aimez lever les yeux au ciel, 2020 ne vous décevra pas. Les planètes, les étoiles filantes, la Lune, le Soleil multiplient les rendez-vous célestes avec les Terriens.

Article de Xavier Demeersman paru le 11/01/2020

Que nous réserve cette nouvelle année en matière de spectacles célestes ? Les rendez-vous sont nombreux et comme toujours, parmi eux, les traditionnelles pluies d’étoiles filantes à ne pas manquer. Signalons qu’en 2020, les maximum de deux essaims météoritiques importants tomberont en même temps que la Nouvelle Lune (ou presque). Cela promet de belles nuits zébrées de météores.

Pour celles et ceux qui possèdent un instrument d’observation, juillet sera le meilleur moment pour admirer les géantes Jupiter et Saturne, alors en opposition. Ce sera le tour de Mars en octobre. Notre voisine sera alors à quelque 63 millions de kilomètres de la Terre. Pour les agences spatiales, l’heure sera venue cet été de lancer leurs grandes missions vers la Planète rouge : notamment Mars 2020 pour la Nasa, et ExoMars alias Rosalind Franklin, pour l’ESA. Nous sommes impatients que ces robots-laboratoires chargés de rechercher des traces de vie arrivent sur Mars.

À ne pas rater non plus cette année, les rapprochements entre planètes (conjonction géocentrique) et bien sûr la resplendissante Vénus qui va continuer d’étinceler dans les lueurs du crépuscule ces prochains mois.

Deux éclipses du Soleil se produiront dans les 12 prochains mois : une annulaire, visible en particulier en Asie et en Afrique centrale, et une totale, exclusivement observable au sud de l’Amérique du Sud et une petite portion de l’Antarctique.

Puisqu’on parle du Soleil, celui-ci devrait entamer son nouveau cycle d’activité, le cycle solaire 25, cette année, et renouer avec des poussées d’acné, les taches solaires.

Les grands moments astronomiques de l’année

  • 4 janvier : pic d’activité de la première grande pluie d’étoiles filantes de l’année, les Quadrantides. À observer aux premières heures du 4 janvier.
  • 10 janvier : entre 18 h 07 et 22 h 12 heure de Paris, la Lune traverse la pénombre de la Terre. Cette première éclipse lunaire pénombrale sera visible depuis l’Europe lors du lever de l’astre lunaire (plus de détails ici).
  • 27 janvier : beau rapprochement de Vénus avec Neptune (conjonction géocentrique).
  • 18 février : La Lune occulte Mars. Évènement observable exclusivement en Amérique du Nord.
  • 19 février : au tour de Jupiter d’être occulté par la Lune. Il faudra voyager jusqu’en Antarctique pour l’admirer.
  • 18 mars : nouvelle occultation de Mars par la Lune, visible cette fois en Amérique du Sud.
  • 22 avril : pic d’activité de la pluie d’étoiles filantes des Lyrides. Nonobstant la météo, les conditions sont idéales pour voir l’essaim météoritique par cette nuit sans Lune.
  • 6 mai : la comète P/2017 T2 Panstarrs passe au périhélie. À observer aux jumelles à travers la constellation de la Grande Ourse.
  • 5 juin : deuxième éclipse lunaire pénombrale de l’année. La Lune baigne cette fois à 59 % dans la pénombre de la Terre.
  • 21 juin : anneau de feu pour le solstice de juin. Une éclipse annulaire du Soleil sera visible dans le centre de l’Afrique, le sud de l’Asie, la Chine et l’océan Pacifique.
  • 26 juin : Périhélie de 2P/Encke, la comète qui est à l’origine de l’essaim météoritique des Taurides et peut-être aussi du corps qui s’est écrasé dans la région de Toungouska, en 1908. D’une magnitude estimée à 8, l’astre sera visible dans une paire de jumelles par une nuit noire dénuée de pollution lumineuse.
  • 5 juillet : troisième éclipse lunaire pénombrale de l’année. Visible cette fois dans le sud de l’Europe. 36 % de notre satellite plongera dans la pénombre de la Terre.
  • 14 juillet : opposition de Jupiter. La planète géante sera à 619 millions de kilomètres de la Terre.
  • 15 juillet : opposition de la planète naine Pluton.
  • 20 juillet : opposition de Saturne.
  • 9 août : occultation de Mars par la Lune. Visible en Amérique du Sud.
  • 12-13 août : c’est le moment d’observer la plus célèbre pluie d’étoiles filantes de l’année qui est aussi l’une des plus belles, les Perséides.
  • 6 septembre : La Lune passe devant Mars. Visible en Amérique du Sud.
  • 11 septembre : opposition de Neptune.
  • 26 septembre : Périhélie de la comète 88P/Howell. Comme sa magnitude ne devrait pas être inférieure à 9 donc, elle sera exclusivement observable dans des jumelles ou un instrument astronomique. Elle sera cette nuit-là entre la Balance et le Scorpion.
  • 3 octobre : occultation de Mars par la Lune visible à la pointe sud de l’Amérique.
  • 10 octobre : maximum de la pluie d’étoiles filantes des Taurides.
  • 13 octobre : opposition de Mars. Quelque 62,7 millions de kilomètres séparent la Terre de sa voisine, la Planète rouge.
  • 21 octobre : pic d’activité de l’essaim météoritique des Orionides.
  • 31 octobre : opposition d’Uranus.
  • 17 novembre : c’est l’heure de sortir admirer la pluie d’étoiles filantes des Léonides.
  • 30 novembre : la quatrième éclipse lunaire pénombrale de l’année (immersion 74 %) sera visible exclusivement en Asie, Australie et Amérique.
  • 13-14 décembre : pic d’activité de la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année, les Géminides. Attention : cette année, cela tombe lors de la Nouvelle Lune, autrement dit, point de lumière gênante dans le ciel pour admirer le maximum de météores.
  • 14 décembre : la seule et unique éclipse totale de Soleil de 2020 ne sera visible que dans une toute petite partie des terres émergées. L’ombre de la Lune balaiera le sud du Chili et l’Argentine. L’Amérique du Sud et une frange de l’Antarctique observera quant à elles, une éclipse partielle du Soleil. La totalité au maximum sera de deux minutes.
  • 21 décembre : Jupiter et Saturne se frôlent au-dessus de l’horizon sud-ouest au crépuscule. Une magnifique conjonction à photographier dans les lueurs du crépuscule et sinon à admirer à l’œil nu, aux jumelles, et les planètes individuellement dans un instrument.

Les grands rendez-vous astronomiques en 2019

Article de Xavier Demeersman publié le 16 janvier 2019

Que nous réserve l’année 2019 sur le plan spatial et astronomique ? Voici les événements les plus importants à ne pas rater : éclipse de Lune, éclipse de Soleil, missions sur la Lune, premiers vols de Starship

Dans les domaines de l’astronomie et du spatial, 2019 a commencé sur les chapeaux de roues avec le survol historique, le jour de l’an, de l’astéroïde 2014 MU69 par New Horizons. Situé dans la ceinture de Kuiper, à plus de 6,5 milliards de kilomètres de la Terre, Ultima Thulé est l’objet le plus lointain jamais exploré par un engin terrestre.

Deux jours plus tard, un nouvel événement s’est inscrit dans l’histoire de l’exploration spatiale : le premier alunissage sur la face cachée de la Lune. C’est la première fois que l’humanité découvrait le paysage, au sol, de cette région lunaire. Et ce n’est pas fini… La Chine et l’Inde prévoient de poser d’autres rovers sur notre satellite naturel au cours de l’année.

La Lune n’a pas fini de faire parler d’elle en 2019. C’est son année ! En tout cas, du point de vue des Terriens. D’abord, parce qu’il y a 50 ans, des Hommes foulaient sa surface pour la première fois. Ensuite, parce qu’une éclipse totale et plusieurs missions d’exploration la mettront régulièrement au firmament de l’actualité.

Sur le plan astronomique et astrophysique, l’année devrait être surtout marquée par la toute première image jamais réalisée d’un trou noir, en l’occurence celui qui règne au centre de la Voie lactée (Sagittarius A*). Par ailleurs, les données sur les tremblements de Mars de la mission InSight vont commencer à affluer, les astéroïdes Ryugu et Bennu vont se dévoiler avec force détails et les découvertes d’exoplanètes par le satellite Tess vont commencer à pleuvoir.

Parallèlement à tous ces moments lunaires très attendus, 2019 sera aussi jalonnée de multiples événements célestes immanquables dont nous citons, ici, les principaux.

Les grands rendez-vous en astronautique en 2019

  • 1er janvier : New Horizons survole 2014 MU69, surnommé Ultima Thulé. Les images commencent à affluer.
  • 3 janvier : Chang’e 4 s’est posé avec succès sur la face cachée de la Lune.
  • 17 janvier (repoussé) : premier vol prévu du module Crew Dragon de SpaceX.
  • 30 janvier : lancement de Chandrayaan-2, une nouvelle mission indienne vers la Lune. À la différence de Chandrayaan-1, en 2008, l’orbiteur est, cette fois, accompagné d’un rover qui roulera sur le sol lunaire.
  • Début 2019 (date non précisée) : nouveau lancement du Falcon Heavy de SpaceX. Cette fois, avec des satellites militaires à son bord et l’horloge atomique Deep Space de la Nasa.
  • 18 février : c’est autour de cette date que la sonde Hayabusa-2 devrait toucher le sol de l’astéroïde Ryugu, autour duquel il navigue depuis l’été 2018. Objectif : cueillir un échantillon de roche pour l’envoyer ensuite sur Terre.
  • Mars 2019 (date non précisée) : Boeing pourrait lancer le CST-100 Starliner (non habité), un véhicule prévu pour le transport des astronautes vers la Station spatiale, à l’instar de Crew Dragon de SpaceX.
  • Juin (date non précisée) : SpaceX devrait lancer le premier CrewDragon avec des passagers à bord.
  • Courant 2019 (date non précisée) : premiers « sauts » de Starship de SpaceX.

Astronomie : les rendez-vous à ne pas manquer en 2019

  • 6 janvier : éclipse partielle du Soleil, visible principalement dans le nord-est de l’Asie et le nord de l’océan Pacifique.
  • 21 janvier : éclipse totale de Lune. Le phénomène sera visible partout, du continent américain jusqu’en Europe, ainsi que sur une très grande partie de l’Afrique et du Moyen-Orient. La totalité durera une heure et une minute.
  • 6 mai : maximum de la pluie d’étoiles filantes des Êta Aquarides, courant de débris alimenté par la fameuse comète de Halley.
  • 10 juin : opposition de Jupiter. C’est la meilleure période pour l’observer.
  • 18 juin : Mars et Mercure sont blotties l’une contre l’autre. Belle conjonction à observer au crépuscule.
  • 2 juillet : une éclipse totale de Soleil sera visible principalement à travers le Pacifique Sud et l’Amérique du Sud. L’ombre de la Lune balaiera le centre du Chili — où plusieurs grands observatoires astronomiques sont concentrés — jusqu’à Buenos Aires, en Argentine. Réservez vos billets !
  • 9 juillet : opposition de Saturne. C’est le meilleur moment pour l’observer.
  • 16 juillet : éclipse partielle de Lune. Le phénomène qui assombrira environ 65 % de la Lune se déroulera 50 ans, jour pour jour, après le lancement historique d’Apollo 11. Il sera visible en Europe, en Afrique, en Asie du Sud et en Australie.
  • 12 et 13 août : pic d’activité des Perséides, l’une des plus belles et actives pluies d’étoiles filantes de l’année.
  • 10 septembre : opposition de Neptune.
  • 21 octobre : maximum de la pluie d’étoiles filantes des Orionides.
  • 11 novembre : transit de Mercure devant le Soleil. Le passage de la plus petite planète du Système solaire devant notre étoile sera visible en Europe, au coucher du Soleil. Pour le suivre dans sa totalité (5 heures), il faudra vous rendre au Brésil. Un spectacle rare à observer impérativement avec des instruments qui protègent vos yeux de l’éclat du Soleil.
  • 26 décembre : éclipse annulaire du Soleil. Le phénomène sera visible du Moyen-Orient jusqu’à Sumatra, en passant par le Sri Lanka.
  • Vers la fin 2019, la Chine devrait lancer Chang’e 5. L’objectif de la mission est de collecter des échantillons du sol lunaire et de les rapporter sur Terre.
  • 13 et 14 décembre : nouveau maximum de la belle pluie d’étoiles filantes des Géminides.
  • 26 décembre : éclipse annulaire du Soleil. L’événement sera principalement visible à travers l’Asie du Sud et l’Océanie.

Les évènements astronomiques en 2017

Article de Xavier Demeersman publié le 4 janvier 2017

Comètes, éclipse partielle de Lune, éclipses de Soleil, opposition de Saturne : découvrez les 10 évènements astronomiques majeurs qui rythmeront cette année 2017. À observer à l’œil nu ou dans un instrument.

Voici 10 des évènements astronomiques les plus marquants qui jalonneront cette année 2017. Plusieurs d’entre eux seront visibles sans instrument, à l’œil nu tout simplement, notamment les regroupements planétaires ou conjonctions géocentriques.

Ainsi pourra-t-on admirer de beaux croissants lunaires, croiser les planètes les plus brillantes (Vénus, Jupiter, Mars), tantôt à l’aube, tantôt au crépuscule. Notre satellite naturel occultera aussi plusieurs fois des étoiles. Autrement, des comètes qui s’aventurent dans les parages de la Terre seront à observer dans une paire de jumelles ou une lunette astronomique et, qui sait, peut-être seront-elles visibles à l’œil nu. Deux éclipses de Soleil rythmeront l’année. La première sera annulaire et la seconde, totale, balaiera les États-Unis d’ouest en est.

Enfin, Saturne occupera une place à part cette année. Dans nos cœurs d’abord, car le 15 septembre, la mission Cassini (en orbite autour de la planète depuis 2004) prendra fin, mais aussi parce que, le 15 juin, vue de la Terre, l’inclinaison de la géante gazeuse nous permettra de contempler ses célèbres anneaux dans toute leur splendeur (cela n’arrive que tous les 15 ans).

À plusieurs reprises, la Lune passe devant l’œil du Taureau

Le 5 février, à partir de 22 h 07 (23 h 07 heure de Paris), toute personne située dans la moitié sud de la France pourra observer une occultation par la Lune de l’étoile Aldébaran, l’œil orangé de la constellation du Taureau. Les prochaines rencontres des deux astres (un fin croissant lunaire le 28 avril et sinon le 31 décembre) seront plus favorables aux habitants du nord de la France.

11 février : une éclipse partielle de Lune et une comète à observer

Dans la nuit du 10 au 11 février, entre 23 h 35 et 3 h 54, la pleine Lune baignera à 98 % dans la pénombre de la Terre et frôlera le cône d’ombre. Cette éclipse partielle par pénombre sera perceptible à l’œil nu, mais ne sera pas aussi remarquable qu’une éclipse totale de Lune.

À cette date, la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova (déjà observable avec des jumelles fin décembre 2016) atteindra sa plus petite distance avec la Terre : 12 millions de kilomètres. Il sera alors peut-être possible de la distinguer à l’œil nu les jours suivants, en deuxième partie de nuit. Cela dépend surtout de son activité.

26 février : une éclipse annulaire de Soleil

Un anneau de feu sera visible, mais seulement dans quelques régions émergées du globe terrestre. En effet, la nouvelle Lune qui a rendez-vous avec le Soleil le 26 février ne sera pas assez grande pour masquer entièrement notre étoile. Elle sera visible dès le lever du Soleil en Patagonie et en fin d’après-midi dans le sud de l’Afrique, de l’Angola à la Zambie (voir la carte ci-dessous). Le maximum se produira au-dessus de l’océan Atlantique.

14 mars : la Lune frôle Jupiter

Tout au long de la nuit, ou presque, la Lune gibbeuse s’affiche aux côtés de Jupiter, dans la constellation de la Vierge. Une belle conjonction à observer à l’œil nu.

Au cours de cette période, la comète 2P/Encke, qui passera au plus près du Soleil le 10 mars, devrait devenir visible à l’œil nu, au crépuscule. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

5 avril : la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák visible avant l’aube

Autre comète que nous avons des chances de pouvoir observer à l’œil nu ou avec une paire de jumelles cette année : 41P/Tuttle-Giacobini-Kresák. C’est au moment de son passage au plus près de la Terre, à quelque 22 millions de kilomètres, qu’il sera possible de la distinguer dans les lueurs de l’aube, entre la queue du Dragon et le dos de la Grande Ourse, au-dessus de l’étoile Polaire.

15 juin : opposition de Saturne

Le Soleil, la Terre et Saturne (cette dernière est située à environ 1,3 milliard de kilomètres de notre étoile) sont alignés. Comme tous les 15 ans, à l’occasion du solstice de la planète géante, son inclinaison à 27° permet de mieux distinguer ses anneaux. Le spectacle, à observer dans une lunette ou un télescope, est plus grandiose que les années précédentes.

7 août : éclipse partielle de Lune

Cet été, si vous voyagez en Asie ou au Proche-Orient, à la Réunion ou ses environs, vous pourrez profiter de l’éclipse de Lune du 7 août. En France métropolitaine, elle sera partielle et ne pourra être vue qu’au lever de notre satellite.

21 août : une éclipse totale de Soleil visible aux États-Unis

Les Américains l’attendent de pied ferme. C’est la seule éclipse totale de Soleil de l’année. L’ombre de la Lune balaiera d’abord l’océan Pacifique, puis les États-Unis d’ouest en est, seule terre émergée concernée, et enfin l’océan Atlantique. La bande de totalité va de l’Oregon à la Caroline du Sud. Le maximum de l’éclipse sera dans le Kentucky, où il durera 2 min 40 s. Pour les régions situées de part et d’autre de cette trajectoire, l’éclipse sera partielle.

À noter que si vous êtes à l’extrémité de la Bretagne, sur la pointe du Raz, la Lune grignotera 7 % du Soleil couchant (attention : ne jamais regarder le Soleil sans se protéger les yeux). Cela promet de belles photos.

18 septembre : la Lune frôle Régulus, entre Vénus et Mars

Le matin de l’équinoxe de septembre, et aussi les jours précédents, une heure environ avant l’apparition du Soleil, de beaux rassemblements planétaires sont à observer. D’abord, le 18 septembre : un très fin croissant de Lune accompagne Régulus, l’étoile la plus brillante du Lion. Juste au-dessus du duo, se trouvera l’étincelante Vénus. Plus bas, mais plus difficiles à voir car près de l’horizon : Mercure et Mars sont au coude à coude. Entre le 20 et le 22 septembre, sans Lune cette fois, Vénus, Mars et Mercure seront alignés.

13 novembre : conjonction très serrée entre Vénus et Jupiter

Vénus et Jupiter sont visibles ensemble au-dessus de l’horizon est, sud-est le matin du 13 novembre. 0,3° les sépare. La plus brillante des deux, Vénus, n’est pas la plus grosse, mais la plus proche : environ 246 millions de kilomètres des observateurs terrestres. Jupiter, en réalité 11 fois plus grande, est située à près d’un milliard de kilomètres de la Terre.

Autres dates à retenir

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Via futura-sciences.com

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