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La pollution atmosphérique accroît le risque de DMLA

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Dans une analyse récente des données de la Biobank britannique, des chercheurs démontrent qu’il existe une corrélation entre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), l’épaisseur de la rétine et l’exposition à certaines particules fines de la pollution atmosphérique.

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[EN VIDÉO] Interview 1/5 : la pollution de l’air est omniprésente  Nous sommes en permanence confrontés à une menace invisible et insidieuse : la pollution atmosphérique. Philippe Hubert, directeur des risques chroniques de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques), nous en explique les causes et nous décrit les normes en matière de pollution de l’air. 

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est la première cause de cécité irréversible chez les adultes de plus de 50 ans dans les pays développés. Elle se caractérise par une dégradation de l’épithélium pigmentaire rétinien, une couche de cellules chargée de rôles majeurs dont celui d’absorber la lumière. La prévalence de cette pathologie est en augmentation. Deux cents millions de personnes en 2020, et elles pourraient être 300 millions en 2040. Des facteurs de risques connus accroissent sa survenue : l’âge évidemment, mais également la consommation de tabac et un indice de masse corporelle élevé.

Des études antérieures 

De précédentes associations ont également suggéré que la pollution atmosphérique pourrait faire partie de ces facteurs de risques. En effet, dans leur introduction, les chercheurs rappellent que la rétine est l’un des tissus les plus consommateurs d’oxygène du corps humain et réside dans un environnement qui est préparé pour la génération d’espèces réactives de l’oxygène et les dommages oxydatifs qui en résultent. On sait que c’est généralement par ces mêmes mécanismes que la pollution de l’air cause des dégâts sur les autres organes de notre corps, tels que le cœur ou les poumons. Les scientifiques ont donc cherché s’il existait une association entre l’exposition à des particules fines de différentes tailles et la DMLA. Ils publient leurs résultats dans le British Journal of Ophtalmology.

La présence de particules fines corrélées à une incidence plus élevée de DMLA 

Les données incluses dans l’étude provenaient de participants entre 40 et 69 ans, qui n’avaient pas autorapporté de problèmes oculaires, pas d’erreurs de réfraction élevée (quand la lumière n’est pas correctement redirigée vers la rétine, causant des handicaps connus comme la myopie) et pas de mauvais résultats via une tomographie par cohérence optique dans le domaine spectral (une technique d’imagerie médicale). Au total, les données de 52.062 participants ont été incluses dans l’analyse.

Après avoir corrigé les associations concernant des facteurs de confusion d’intérêts, on observe une augmentation du risque de DMLA dans les zones où les quantités de particules fines (< 2,5 micromètres) sont les plus fortes. Le risque relatif entre les zones les plus polluées et les moins polluées est compris entre 1 et 16 %. Autrement dit, si on convertit ces pourcentages en « chiffres réels », cela voudrait dire que, dans les zones polluées au même taux de particules fines en France, la pollution atmosphérique pourrait être la cause de 52.000 à 832.000 cas de DMLA (en prenant comme taux de base 8 % de la population française, qui est le chiffre que donne l’Institut national de la recherche médicale).

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Via futura-sciences.com

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