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Test du Meizu 16s : il a tout d’un grand, ou presque

Le Meizu 16s signe le retour de la marque chinoise dans l’hexagone. Avec une fiche technique haut de gamme pour moins de 500 euros, la proposition est alléchante. Et concrètement ? Réponse dans notre test complet.

Meizu nous a quittés il y a plus d’un an avec pour souvenir le Meizu 7 Pro et son double écran. Pour 2019, la marque revient munie d’un smartphone qui a tout l’air d’un haut de gamme, sauf son prix. En plus de cela, le constructeur se permet un peu d’originalité en intégrant une caméra à selfie miniature, boudant ainsi l’encoche et autre système coulissant ou en pop up. Vendu entre 425 et 499 euros, il doit faire face à de sérieux concurrents qui ont déjà fait leurs preuves. Voyons si ce retour rime avec réussite.

Fiche Technique

Modèle Meizu 16s
Version de l’OS Android 9.0
Interface constructeur Flyme
Taille d’écran 6.2 pouces
Définition 2232 x 1080 pixels
Densité de pixels 400 ppp
Technologie AMOLED
SoC Snapdragon 855
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Adreno 640
Mémoire vive (RAM) 6 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go
MicroSD Non
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 48 MP
Capteur 2 : 20 MP
Appareil photo (frontal) 13 MP
Wi-Fi Wi-Fi 5 (ac)
Bluetooth 5.0 + ADP + aptX + LE
Réseaux Wi-Fi 5 (ac)
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7)
NFC Oui
Capteur d’empreintes Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 3600 mAh
Dimensions 73.4 x 151.9 x 7.6mm
Poids 165 grammes
Couleurs Noir, Bleu
Prix 425€
Fiche produit

Design

Meizu entend livrer ici un smartphone digne d’un haut de gamme. Cela commence par ses choix esthétiques. Fait de verre, le dos claque par son effet miroir et la présence discrète, mais élégante, de petites stries. Cela lui confère un certain style, qu’on classerait volontiers parmi les smartphones les plus premium. Avec ses bords légèrement arrondis, il épouse parfaitement la forme de la main, ce qui le rend particulièrement agréable à utiliser. Point non négligeable, les traces de doigts ne sont pas trop visibles. Ne cherchez pas le lecteur d’empreintes, celui-ci a été directement intégré dans l’écran. Ce dernier repose sur une technologie optique et réagit assez vite. Posé le dos contre une table, le 16s manque de stabilité à cause d’un double module photo un peu trop protubérant.

Mais le clou du spectacle revient à la petite caméra frontale, logée dans la fine bordure supérieure. Ici, pas de notch, ni d’encoche en goutte d’eau ou de bulle, mais un module photo miniaturisé. Il s’agit très vraisemblablement de l’appareil photo frontal le plus minuscule jamais vu sur un smartphone. Meizu propose ici sa propre solution pour étaler encore plus la surface d’écran sur le boîtier. Même s’il conserve des bordures, le ratio écran/boîtier reste impressionnant. Et cela fait du bien de voir un smartphone un peu différent du reste du marché, inondé d’encoches en tout genre et autres systèmes motorisés.

La tranche droite accueille les boutons pour régler le volume ainsi que celui de verrouillage/déverrouillage/mise en tension de l’appareil. Le bord inférieur héberge quant à lui le tiroir à cartes SIM, un micro, un port USB Type-C et une grille de haut-parleurs. Notons qu’il manque la possibilité d’étendre l’espace de stockage avec une quelconque carte micro SD et qu’il ne présente aucune certification d’étanchéité. Enfin, vous l’aurez sans doute remarqué, la prise jack manque à l’appel. En plus, Meizu ne propose pas d’adaptateur USB-C pour corriger le tir. Vous voilà prévenu.

Écran

Meizu a fait le choix d’équiper son smartphone d’une dalle Super Amoled de 6,2 pouces. Cette technologie d’écran propose le meilleur du meilleur : un contraste infini et une luminosité maximale acceptable de 403 cd/m². Sa température de couleur se rapproche de l’idéal des 6 500 K puisque celle-ci plafonne à 6 816 K. Vous pouvez bien entendu modifier à votre convenance la colorimétrie dans les paramètres d’affichage. Son écran fait clairement partie de ses plus beaux atouts.

Logiciel

Pour toutes celles et ceux qui ont déjà eu un Meizu en main, ils ne risquent pas d’être dépaysés. L’interface maison FlymeOS (version 7.2.3.0) prend largement le pas sur Android 9. Difficile de reconnaître l’OS de Google tant Meizu l’a profondément modifié pour construire un logiciel à son goût, qui, visuellement, ressemble un peu à MIUI de Xiaomi voire iOS dans la présentation des menus. Un geste vers le haut fait apparaître la recherche ainsi que son historique, les actualités et des suggestions d’applications utilisées récemment. De nombreuses applications préinstallées gangrènent le smartphone et toutes ne peuvent pas être retirées. L’interface du constructeur apporte de nombreux éléments de personnalisation et offre pas mal de choix bienvenus pour rendre l’expérience plus proche de vos habitudes et envies. Par exemple, pour la navigation vous avez l’embarras du choix : barre, touche, gestes faciles ou en plein écran.

La dernière mise à jour de sécurité Android date du 1er avril alors que nous entamons en ce moment même la deuxième partie du mois de juillet. Ça commence à faire long.

Performances

Sous le capot, le 16s renferme le Snapdragon 855 soit la puce mobile la plus performante de Qualcomm pour le début d’année. Un SoC que nous connaissons déjà bien puisque de nombreux haut de gamme en sont équipés. La version prêtée compte sur 6 Go de mémoire vive et 128 Go de mémoire interne et fait preuve d’une grande fluidité.

  Meizu 16s Google Pixel 3a XL Honor 20 Asus Zenfone 6 Xiaomi Mi 9
SoC Snapdragon 855 Snapdragon 670 Kirin 980 Snapdragon 855 Snapdragon 855
AnTuTu 7.x 343 244 points 152 727 points 307 797 points 360 256 points 370 355 points

Dans le jeu Arena of Valor, le Meizu affiche 30 fps constants. Si vous souhaitez profiter au maximum des performances du 16s, enclenchez le mode IPSE dans les paramètres pendant une partie : vous obtiendrez du 60 fps avec une bonne stabilité. Nous n’avons relevé aucun problème avec PUBG Mobile malgré un niveau de graphismes élevé. Autrement dit, le smartphone peut faire tourner sans problème les jeux 3D les plus gourmands grâce à l’Adreno 640.

Photo

Côté photo, l’appareil dispose d’un double module photo dorsal. Le premier capteur de 48 mégapixels repose sur la technique désormais connue du pixel binning. En associant 4 pixels pour n’en fabriquer qu’un seul, le capteur propose d’améliorer le rendu des photos de 12 mégapixels. On a par exemple déjà vu cela avec le Honor View 20. L’optique de cette caméra principale ouvre à f/1.7 et le deuxième capteur avec ses 20 mégapixels (f/2.6) propose un zoom x2.

Les clichés pris en pleine journée capturent assez de détails et la gamme dynamique se voit plutôt bien respectée. Les couleurs ne sont pas toujours très naturelles, la faute à un contraste souvent trop accentué. Dès qu’il manque un peu de lumière en intérieur par exemple, on note la présence de bruit et une perte de détails.

De nuit, le bruit vient parasiter les effets de texture. Les détails sont moins présents qu’en hautes lumières et l’effet de contraste se trouve encore une fois un peu trop fort pour un rendu vraiment naturel.

Le mode portrait

Le 16s possède, comme bon nombre de smartphones, un mode portrait. Le détourage ne choque pas à première vue, mais en y regardant de plus près, on se rend compte que des détails sont passés à la trappe comme les mèches de cheveux. On remarque également sur la photo ci-dessous que la plante présente à gauche de la scène n’a pas reçu le meilleur des traitements. Enfin, la photo souffre à quelques endroits de surexposition.

Caméra frontale

L’appareil photo avant et ses 16 mégapixels proposent lui aussi un mode portrait. Le détourage n’apporte pas satisfaction puisque nombre de mèches de cheveux ne sont pas prises en compte. Les couleurs manquent par ailleurs d’un peu de peps et les détails se trouvent assez limités.

Autonomie

Avec sa batterie de 3 600 mAh, le Meizu peut tenir deux bonnes journées sans problème. Il tient donc la route face à ses adversaires. En revanche, impossible de procéder à notre habituel protocole de test d’autonomie Viser. La lecture d’une vidéo lui fait perdre 7 % en une heure et 14 % en deux heures.

Pour ce qui est de la recharge rapide, le Meizu passe de 5% à 50% en 45 minutes et retrouve 100 % de sa batterie en un temps total d’environ 1 heure et 35 minutes. Soit un résultat correct, mais un peu en dessous de la concurrence qui tourne autour de 1 heure 20 voire 1 heure et 10 minutes pour le Xiaomi Mi 9.

Réseaux et Communication

Le Meizu 16s profite de toutes les bandes de fréquences française à l’exception de la B28 700 MHz. Cela concerne surtout les abonnés Free Mobile mais sachez que nous avons reçu de la 4G sans problème avec une carte Sim Free. La boussole fonctionne convenablement, vous pouvez compter dessus pour vous repérer sur une carte et vous laisser guider. Il profite par ailleurs d’une compatibilité NFC et Bluetooth 5.0.

Prix et Disponibilité

Le Meizu 16s est disponible à partir de 425 euros pour sa version 6/128 Go. Pour le modèle 8/256 Go il faut compter 499 euros. Face à lui on retrouve les excellents Xiaomi Mi 9, Honor 20, l’Asus Zenfone 6 ou encore le Pixel 3a XL de Google. Autrement dit, même si le 16s a des atouts, il va lui être difficile de se faire une place de choix parmi tous ces flagship killers qui, pour la plupart, ont déjà vu leurs tarif baisser.

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Galerie Photo

Test Meizu 16s Le verdict

Le Meizu propose une bonne prise en main. En plus d’un design premium, il joue un peu dans l’originalité avec sa petite caméra frontale.

La dalle Super Amoled se rapproche de la perfection.

logiciel

7

Flyme, on l’aime ou on le déteste. Si vous vous attendez à trouver vos habitudes avec Android, vous risquez d’être déçu tant l’interface de Meizu prend le dessus.

performances

9

Il surpasse son principal concurrent le Pixel 3a XL mais ne fait pas mieux que ce qu’on a l’habitude d’attendre d’un Snapdragon 855.

autonomie

9

Vous pouvez compter sur sa batterie, cette dernière a une belle endurance qui s’étend à deux journées. La recharge rapide est également de la partie.

C’est là où pèche le Meizu 16s : il n’arrive pas à la cheville d’un Pixel 3a XL. La faute à des contrastes trop accentués et l’apparition de bruit quand la lumière vient à manquer.

Note finale du test 8/10

Le Meizu 16s réussit sans mal à se donner des airs de smartphone très haut de gamme. Agréable autant pour les yeux que pour les mains, c’est un vrai bijou. Ses performances sont à la hauteur de ses promesses, tout comme son autonomie parvient à le faire durer un bon moment. Son écran Super Amoled le rapproche de la perfection. Mais il subsiste quelques couacs, notamment du côté des appareils photo. Les clichés n’éblouissent pas et se placent bien en dessous de la concurrence. Notons par ailleurs que Meizu ne propose pas de prise jack, ni même d’adaptateur dans son emballage et qu’il ne dispose pas de certification d’étanchéité. Enfin, la partie logicielle est avant tout une affaire de goût, mais soyez sûr que vous aimerez, ou détesterez.

  • Points positifs
    • Ingénieuse solution pour étendre la surface de l’écran
    • Un design haut de gamme aux finitions impeccables
    • Un très bel écran Super Amoled
    • Une autonomie satisfaisante
  • Points négatifs
    • Il ne peut pas accueillir de micro SD
    • L’absence de prise jack et d’adaptateur
    • Non étanche
    • Flyme : ça passe ou ça casse
Meizu 16s

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