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Test de l’Asus Zenfone 6 : catapulte audacieuse et autonome

Un double appareil photo rotatif dont on peut contrôler le degré d’inclinaison pour profiter de la même qualité d’images sur les selfies que sur prises de vue classiques. Voilà l’idée de cet Asus Zenfone 6 assez original. Notre test complet est là pour savoir ce que vaut ce smartphone.

Fiche technique

Modèle Asus Zenfone 6
Version de l'OS Android 9.0
Interface constructeur ZenUI
Taille d'écran 6.4 pouces
Définition 2340 x 1080 pixels
Densité de pixels 403 ppp
Technologie IPS LCD
SoC Snapdragon 855
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Adreno 640
Mémoire vive (RAM) 6 Go, 8 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go, 256 Go
MicroSD Oui
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 48 MP
Capteur 2 : 13 MP
Appareil photo (frontal)
Enregistrement vidéo 4K
Wi-Fi Wi-Fi 5 (ac)
Bluetooth 5.0 + ADP + aptX + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
NFC Oui
Capteur d'empreintes Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 5000 mAh
Dimensions 75.4 x 159.1 x 9.2mm
Poids 190 grammes
Couleurs Noir, Argent
Prix 559€
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec un Zenfone 6 prêtépar Asus.

Notre vidéo

Lien YouTube

Le smartphone Wall-E

Pour débuter ce test de l’Asus Zenfone 6, je vous propose une image de Wall-E. Admirez les yeux de ce robot attachant et surtout leur forme.

Très bien, gardez bien cette image en tête désormais, car c’est sans doute la meilleure comparaison que l’on peut trouver pour décrire l’apparence du double appareil photo rotatif du smartphone qui nous intéresse aujourd’hui. Il faut savoir que ce module peut pivoter sur lui-même, à la manière d’une catapulte, pour être utilisé au choix pour les prises de vue classiques et pour les selfies.

Coucou Wall-E !

Regardez donc la ressemblance de ses globes oculaires robotiques avec le double module du Zenfone 6. Le smartphone d’Asus réussit-il pour autant à être mignon ? Ce n’est sans doute pas le premier mot qui traverse l’esprit en prenant en main l’appareil. Toutefois, ce dernier reste confortable à utiliser malgré ses 198 grammes bien sentis sur la balance.

L’écran en façade occupe presque toute la surface, mais des bordures tout autour n’ont malheureusement pas pu être supprimées totalement. Il faut donc composer, entre autres, avec un menton bien visible sur la partie inférieure. Mis à part cela, grâce à l’appareil photo rotatif, le Zenfone 6 ne souffre d’aucune encoche ni d’aucun poinçon. Il ne sacrifie cependant pas sa LED de notification à proximité du coin supérieur droit.

Retournons le Zenfone 6. Que voit-on ? Un lecteur d’empreintes au dos ! Pour le coup, ici, on n’a pas d’innovation particulièrement marquante ou surprenante. Ce n’est pas un problème : ledit capteur fonctionne bien et tombe correctement sous le doigt. Pas de souci à signaler là-dessus.

Ce qui m’a perturbé au niveau du design de l’Asus Zenfone 6 est justement son originalité. Eh oui : la symétrie discutable du module photo me laisse perplexe. Plus je regarde le double appareil photo et plus j’ai l’impression qu’il n’est pas tout à fait aligné dans le sens horizontal. Difficile de savoir si cette impression trahit la vérité ou si elle est due au fait que les deux objectifs n’ont pas la même circonférence (ce qui est tout à fait normal). Cette question n’a pas trouvé de réponse unanime au sein de la rédaction. Je vous laisse juger par vous-même dans la photo ci-dessous.

Toujours sur cet appareil photo rotatif, parlons désormais de sa robustesse. Ou de sa fragilité si vous êtes plutôt pessimiste. Le discours d’Asus se veut évidemment rassurant et avance que le mécanisme a été moult fois testé pour garantir sa durabilité. Au bout de quelques semaines d’utilisation — dont une première où je n’ai cessé de jouer à faire pivoter le module –, je n’ai pas rencontré le moindre problème. Hélas, c’est forcément au bout d’un ou deux ans que l’on pourra être véritablement fixé. Pour ce que cela vaut : une coque en plastique est livrée dans la boîte.

En attendant un éventuel retour d’expérience sur une aussi longue durée, je tenais simplement à signaler une chose. Lorsque vous êtes en mode selfie et que vous faites tomber le smartphone, le module photo se rabat rapidement vers l’arrière pour éviter la casse. Bien vu !

Sur les tranches, on trouve un lecteur USB-C en bas juste à côté de la prise jack. Sur la tranche droite, vous avez les boutons de volume et celui de déverrouillage. Juste au-dessus, il y a la « touche intelligente » permettant par défaut d’activer Google Assistant, mais vous pouvez personnaliser sa fonction.

Sur la gauche, on trouve le tiroir pouvant loger deux nano SIM et une microSD.

OLED, où es-tu ? 🙁

Sur le Zenfone 6, on a droit à un écran IPS LCD de 6,4 pouces profitant d’un ratio de 19,5:9 et d’une définition Full HD+ de 2340 x 1080 pixels. En matière de luminosité, je n’ai jamais vraiment rencontré de souci, sauf peut-être pendant les journées les plus ensoleillées et quand l’astre jaune tapait bien fort sur la dalle. Hormis ces quelques occasions qui devraient normalement se multiplier en été, ce qui était affiché dans le rectangle en verre a toujours été bien visible. Attention toutefois au mode sombre parfois trop sombre comme je le redis plus bas, dans la partie logicielle.

J’aimerais aussi souligner que le capteur de luminosité ambiante n’est pas toujours des plus réactifs pour pousser la jauge à fond. Ce n’est pas un énorme défaut, mais il faut le signaler. En ce qui concerne les couleurs, je les ai trouvées assez agréables à l’œil sur l’écran, même si clairement sur le bleu prend l’ascendant sur le rouge. Heureusement, les options du Zenfone 6 permettent de corriger légèrement le tir. Non, le vrai défaut de cette dalle, c’est le contraste.

Au lendemain de l’annonce du smartphone, un nombre conséquent d’internautes m’ont fait part de leur déception face à l’absence de l’OLED sur cet appareil. Après avoir utilisé le Zenfone 6, force est d’admettre que ces craintes étaient plutôt justifiées en ce qui concerne le contraste. La dalle IPS LCD manque de mordant, de punch, sur ce point bien précis. Sur les vidéos, on ressent assez vite cette faiblesse. Ce n’est jamais rédhibitoire, mais c’est bon à savoir.

Sous notre sonde, l’écran du Zenfone 6 affiche une luminosité maximale juste aux alentours de 470 cd/m², une température des couleurs qui flirte avec les 7500 K et un contraste bien trop juste de 1097:1. Autant d’indicateurs qui confirment les impressions partagées juste au-dessus.

De bonnes idées et quelques inquiétudes

L’interface ZenUI d’Asus a eu droit à d’intéressantes modifications sous Andoid 9.0 Pie. Le design général s’inspire beaucoup de ce que l’on peut retrouver sur les Google Pixel. C’est assez épuré et proche de la philosophie de la firme de Mountain View. Notons d’ailleurs que vous pouvez activer la navigation par gestes. Celle-ci existe sous deux formes : soit vous remplacez les boutons par des glissements à la manière de ce que propose One UI de Samsung, soit vous pouvez opter pour la solution plus fidèle aux Pixel qui fait apparaître une pilule blanche en bas.

Vous pouvez aussi activer un mode sombre grâce à l’option très bien nommée (c’est faux) Schéma de couleur système dans les paramètres d’affichage. C’est plutôt sympa, sauf que cette fonctionnalité peut poser quelques petits soucis de lisibilité lorsqu’elle est activée en plein sous les rayons du soleil.

On l’a rapidement mentionné au début de ce test : il existe une touche supplémentaire sur la tranche droite du smartphone. Par défaut, celle-ci sert de raccourci à Google Assistant. Personnellement, je ne suis pas du tout fan de ce genre d’intégration. Toutefois, Asus a eu la bonne idée de laisser les utilisateurs personnaliser son utilité. Vous pouvez ainsi réassigner une action pour l’appui court, le double appui et l’appui long.

Notez aussi que la reconnaissance faciale est toujours de la partie. Même si l’appareil photo doit se retourner, la fonctionnalité n’a pas été supprimée, il faut simplement appuyer sur l’icône en forme de visage ou swiper sur l’écran verrouillé pour l’activer. Néanmoins, deux choses viennent entacher l’expérience. La première, c’est qu’il faut une bonne seconde et demie pour que le module pivote, capte votre visage et vous donne accès au smartphone. Et c’est long. Avec le temps, nous sommes devenus des utilisateurs impatients. On pourra philosopher autant que l’on veut sur ce constat, mais le fait est qu’en 2019, on ne veut plus attendre 1,5 seconde pour déverrouiller un téléphone.

Le deuxième point à signaler concerne les personnes qui veulent déverrouiller leur smartphone lorsqu’il est posé à plat sur une table. Avec le Zenfone 6, dans ce cas de figure, vous ne pourrez pas profiter de la reconnaissance faciale, car l’appareil photo ne pourra pas se retourner, bloqué par la table. Or, vous n’avez pas non plus de lecteur d’empreintes en façade. Vous serez contraint de passer par votre schéma ou code.

Enfin, un dernier défaut m’a contrarié, mais il ne s’est manifesté que deux fois pour l’instant. L’application Appareil photo peut cesser de fonctionner sans crier gare, l’écran devient noir et les boutons de l’interface inutilisables. Cela dure bien une minute entière avant de revenir à la normale. Même fermer l’application ne change rien au bug, étrange.

Pour les plateformes SVoD, aucun souci à signaler, l’Asus Zenfone 6 profite bien du DRM Widevine L1 lui permettant de lire les vidéos en HD sur des services comme Netflix.

Audio : rien d’anormal

À la prise jack ou en Bluetooth, le Zenfone 6 ne rate pas le coche du tout sur l’audio. Le son est très bien retranscrit, même si on n’atteint jamais la même qualité que les meilleurs élèves en la matière.

Au haut-parleur, il faut être plus indulgent et composer avec une compression bien marquée qui ne dénature pas trop non plus le son joué. Par ailleurs, le haut-parleur réussit à se montrer relativement puissant : assez pour embêter votre voisin avec les fenêtres ouvertes, pas assez pour gêner une conversation d’un petit groupe de personnes.

Silence, ça tourne le module photo !

L’Asus Zenfone 6 propose un double appareil photo à l’avant et un double appareil photo à l’arrière… Mû par mon sens aigu de l’humour, j’aurais pu tenter de vous faire croire qu’il y avait quatre capteurs au total, mais à ce niveau du test cela n’aurait pas été vraiment crédible en plus de ne pas être très drôle…

Contentons-nous donc de rappeler tout de suite le point le plus important : le double appareil photo de 48 et 13 mégapixels du Zenfone 6 est rotatif permettant ainsi de profiter de la même qualité d’image sur vos selfies que sur vos prises de vue classiques. Mais justement, qu’en est-il de la qualité des clichés ?

Eh bien le Zenfone 6 relance le fameux débat opposant les photos artificiellement esthétiques aux photos plus réalistes. Dans un élan philosophique, nous pourrions nous pencher sur cette confrontation entre le Beau et le Réel, mais sur le plan consommateur indiquons tout de suite que le smartphone d’Asus a pour sa part choisi le camp du Beau. Du trop Beau même.

Le HDR est en mode automatique par défaut tandis que la détection de scène par l’IA est également activée de base. Ces deux facteurs combinés engendrent des images avec de grandes plages dynamiques et des couleurs qui explosent très joliment sous la rétine. Le jaune est pétant, le bleu encore plus et le rouge sature souvent à plein régime. De jour, cela donne des images éclatantes et vives. Et c’est pour être un peu rabat-joie que je préciserai qu’une bonne partie des scènes capturées avec le Zenfone 6 ont été franchement embellies par rapport à ce que je voyais en vrai. Est-ce une bonne chose ou non ? Cette question sera toujours laissée à votre appréciation.

Sachez toutefois que vous pouvez désactiver le HDR et l’optimisation de scène. Les images capturées ressembleront effectivement plus à la réalité, mais pour le coup, le contraste et la plage dynamique seront bien moins convaincants. Ma recommandation — mais après vous faites comme vous voulez — est de garder le HDR toujours actif ou en mode automatique.

Tous ces commentaires valent pour les prises de vue classiques sollicitant le capteur principal de 48 mégapixels. Vous pouvez aussi basculer sur l’ultra grand-angle de 13 mégapixels à 125 degrés. Celui-ci permet évidemment de capter plus d’éléments dans la scène. C’est toujours bien pratique et le téléphone évite la distorsion trop marquée sur les côtés de l’image. On obtient donc des images bien belles également sauf quand on s’y penche d’un peu plus près et que l’on aperçoit la perte d’informations sur certains détails du cliché. C’est un comportement assez normal ceci dit.

De nuit, la qualité de l’image est assez variable, mais reste, a minima, toujours assez correcte sur les prises de vue classiques. On a évidemment du bruit, mais l’appareil photo réussit à garder un niveau de détails suffisant. Dans certaines conditions lumineuses, il s’en sort même admirablement bien avec des images bien contrastées et précises.

Hélas, l’ultra grand-angle ne s’en sort pas avec les mêmes honneurs avec des images très bruitées, une mauvaise netteté et une gestion trop limitée des sources de lumière.

Petit mot sur l’option Nuit de l’appareil photo… Il n’est vraiment pas très pertinent. L’exposition plus longue provoque surtout des images floues (sauf sur un trépied), mais ne permet pas de voir beaucoup plus de choses dans l’image. Ci-après, vous verrez que la différence n’est pas incroyable entre les deux clichés.

Passons maintenant aux selfies qui profitent de la même qualité photo. Voici quelques exemples où l’on peut voir que les détails du visage sont bien préservés.

En ce qui concerne le mode Portrait qui combine les deux capteurs pour créer un effet de profondeur, celui-ci est vraiment très impressionnant. Mis à part quelques petits ratés, le détourage se fait de manière efficace et les personnes ressortent vraiment très bien aussi bien sur les selfies que sur les clichés traditionnels.

En utilisant cette fonctionnalité en faible luminosité, vous pourrez remarquer que le visage est plongé dans une certaine obscurité, mais au moins la netteté reste satisfaisante et l’effet de profondeur est vraiment très agréablement géré.

Soulignons toutefois une faiblesse du mode Portrait avec l’exemple suivant. L’aperçu de l’appareil photo indiquait bien que trois visages étaient détectés. Toutefois, la trombine de mon comparse au milieu a tout de même était traité comme un élément d’arrière-plan puisqu’il était légèrement en retrait par rapport à mon autre amie et moi. C’est un peu dommage.

Ce n’est pas fini. Le « flip » de l’appareil photo donne accès à quelques fonctionnalités loin d’être indispensables ou parfaites, mais elles ont le mérite d’être rigolotes. Commençons par le fait que vous avez un contrôle total de l’inclinaison du module sur un arc de 180 degrés. Pour vous amuser avec cette option, il vous faudra glisser le doigt sur la touche qui permet d’alterner entre les prises de vues classiques et les selfies. Appuyer sur les boutons de volume sur le côté sert également à cela dans ce cas de figure.

À vous maintenant de chercher de nouvelles perspectives en jouant avec cette inclinaison. À titre d’exemple, j’ai pris les deux photos qui suivent en pointant le corps du smartphone dans la mauvaise direction.

Un mode Panorama automatique est disponible. En un seul clic, vous pouvez faire en sorte que l’appareil photo tourne sur lui-même pour une capture panoramique. Vous pouvez interrompre le mouvement à tout moment ou alors le laisser faire son chemin sur 180 degrés, ce qui est nettement plus amusant.

Enfin, pour les vidéos, vous pouvez activer le suivi automatique de personnes ou d’objets. La fonctionnalité est intéressante, malheureusement le module attend que le sujet suivi arrive au bord du cadre pour se remettre à bouger. Ce n’est pas top pour avoir un pano fluide.

D’ailleurs, en parlant des vidéos, sachez que vous pouvez filmer jusqu’en 4K à 60 images par seconde. La qualité de l’image est plutôt bonne, avec ceci dit toujours ce même amour de la saturation des couleurs. À noter que l’autofocus peut parfois vous jouer des tours en ayant parfois du mal à savoir où faire le point.

Pendant que vous enregistrez, vous pouvez aussi toujours faire pivoter le module photo.

La puissance coule en lui

Avec un Snapdragon 855 en son sein, l’Asus Zenfone 6 n’est pas en manque de puissance. Loin de là. Sans effort, il gère parfaitement les tâches du quotidien. C’est rapide, efficace et agréable pour l’expérience utilisateur.

Il faut savoir qu’un mode Booster l’IA est activable depuis le volet des paramètres rapide grâce à la tuile illustrant une fusée. Cette fonctionnalité permet d’allouer davantage de puissance à l’utilisation en cours, ce qui peut être bien pratique lorsque vous sollicitez grandement le smartphone. Sur les benckmarks, on observe une vraie différence de résultats sur les performances du CPU. La partie logicielle, elle, n’est pas vraiment impactée.

Asus Zenfone 6 (perf OFF) Asus Zenfone 6 (perf ON) OnePlus 7 Xiaomi Mi 9 Honor View 20
SoC S855 S855 S855 S855 Kirin 980
AnTuTu 7.x 360 256 378 084 354 812 370 355 277 167
PCMark 2.0 9 175 9 819 9 669 8 838 7 836
3DMark Slingshot Extreme 5 615 5 555 5 439 5 499 3 665
3DMark Slingshot Extreme Graphics 6 352 6 337 6 053 6 355 3 737
3DMark Slingshot Extreme Physics 3 994 3 880 4 015 3 737 3 766
GFXBench Aztec Vulkan High (onscreen / offscreen) 24 / 16 FPS 24 / 16 FPS 23 / 16 FPS 23 / 16 FPS NC
GFXBench Car Chase (onscreen / offscreen) 36 / 42 FPS 36 / 42 FPS 33 / 40 FPS 36 / 42 FPS 29 / 31 FPS
GFXBench Manhattan 3.0 (onscreen / offscreen) 60 / 101 FPS 60 / 101 FPS 59 / 89 FPS 60 /101 FPS 59 / 43 FPS
Lecture / écriture séquentielle 853 / 250 Mo/s 866 / 250 Mo/s 1429 / 380 Mo/s 796 / 189 Mo/s 852 / 252 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire 42,5k / 32,1k IOPS 42,5k / 40,9k IOPS 40,1k / 75,7k IOPS 37,1k / 37,1k IOPS 43,6k / 38,9k IOPS

Sur un jeu tel qu’Arena of Valor, vous n’aurez évidemment aucun mal à maintenir du bon 60 fps. Sur PUBG, hormis de très rares latences au début de certaines parties, je n’ai remarqué aucun souci particulier. Même dans les moments les plus animés, l’appareil reste à la hauteur.

Sachez par ailleurs que Fortnite fonctionne sur l’Asus Zenfone 6. Les 60 images par seconde ne peuvent pas être atteintes pour l’instant. Il faudra donc se contenter de 30 fps plutôt constants. Sur les dernières parties jouées avant la publication de ce test, j’ai tout de même ressenti quelques lenteurs à certains moments du jeu sans que je puisse vraiment en identifier la cause.

On remarquera aussi que le Zenfone 6 a tendance à tiédir très rapidement, cependant il ne brûle jamais. Le smartphone existe avec 6 ou 8 Go de RAM en fonction des versions. Nous l’avons testé avec 8 Go.

Infatigable

Avec une capacité de 5000 mAh, le Zenfone 6 est du genre solide. Très solide. Déjà, il se comporte parfaitement en veille. Si vous oubliez de le charger la nuit, vous vous réveillerez au petit matin avec presque exactement le même pourcentage affiché dans la barre d’état. Toujours rassurant.

Au-delà de cela, le Zenfone 6 résiste bien à la grande majorité des épreuves. Baladez-vous avec toute la journée pour prendre des photos, regarder des vidéos ou jouer à quelques jeux. Le téléphone ne faiblit que très lentement. Un visionnage d’une heure sur YouTube par exemple fait perdre en 3 et 8 % en fonction de la luminosité de l’écran et du niveau de batterie restant tandis qu’une partie de 25 minutes sur PUBG ou Fortnite grignotera un petit peu plus de 10 % en moyenne, on s’approche plus des 15/16 % avec l’option Booster l’IA par contre.

Sur notre protocole de test personnalisé ViSer, le Zenfone 6 confirme ces observations avec un très bon score de 13 heures et 36 minutes, ce qui le propulse dans le top 5 des meilleurs résultats.

En ce qui concerne la recharge, le téléphone est livré avec un bloc 18 W. Ce n’est pas mal, mais on sait que des constructeurs proposent des solutions bien plus puissantes. Sur ce point, les arguments d’Asus sont plutôt bons : la compatibilité avec la charge rapide nécessiterait une batterie de plus gros volume. Une batterie de 4000 mAh compatible avec une recharge 40W est donc aussi grosse que celle embarquée par le Zenfone 6. L’entreprise a préféré opter pour une autonomie plus grande au détriment de la rapidité de la charge.

Résultat : il faut attendre 30 min pour passer de 8 à 41 %, puis encore une demi-heure pour aller aux 76 %. Comptez donc bien 1h30 pour une complète.

Réseau et communication

Pour les appels, l’Asus Zenfone 6 ne sera pas le plus agréable pour vos interlocuteurs qui entendront votre voix de manière étouffée, presque lointaine avec un souffle bien marqué et agaçant. Mis à part cela, capter le réseau 4G ne m’a jamais posé souci en région parisienne sur le réseau Orange. Pour les clients Free, sachez que le smartphone est compatible avec la bande B28 de 700 MHz.

Enfin, le GPS est plutôt précis et ne s’est jamais trompé en me géolocalisant.

Prix et disponibilité

L’Asus Zenfone 6 est disponible en France dans une seule version de 6 Go de RAM et 64 Go de stockage au moment où nous publions ce test. Celle-ci coûte 499,99 euros. Deux autres versions, 6/128 Go et 8/256 Go, arrivent à partir du 11 juin aux prix conseillés respectifs de 559,99 et 599,99 euros.

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