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Avec SGS Renovo, le groupe suisse SGS va accompagner le Burkina Faso dans la gestion des déchets électroniques

[Digital Business Africa] – Après la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Ghana, le Burkina Faso s’engage à son tour dans la gestion des déchets électroniques avec un partenaire de référence : SGS SA. Le ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement climatique du Burkina Faso et le groupe Société Générale de Surveillance SA ont en effet signé un protocole d’accord le 10 février 2020 à Ouagadougou  pour  la mise en place au Burkina Faso d’une solution intégrée et autofinancée relative à la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques. La solution intégrée et autofinancée en question n’est rien autre que le programme SGS Renovo.

Pour parapher ce protocole d’accord, le gouvernement était représenté par le ministre de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement climatique, Nestor Bassiere Batio, alors que le groupe suisse SGS SA était représenté par le directeur régional Afrique centrale et de l’Ouest du Programme SGS Renovo, Moïse YAKAN.

Moïse YAKAN et Nestor Bassiere Batio
Le ministre de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement climatique, Nestor Bassiere Batio (droite), et le directeur régional Afrique centrale et de l’Ouest du Programme SGS Renovo, Moïse YAKAN (gauche).

De nombreux pays africains sont devenus le dépotoir des pays occidentaux dont certains opérateurs choisissent de s’y rendre pour y déverser leurs déchets d’équipements électriques et électroniques. D’autres équipements électriques et électroniques sont acheminés et vendus sur le continent comme matériel de seconde main. Tout comme des équipements électroniques neufs y arrivent.

Une fois en Afrique, après usage ou pas, il se pose le problème de la destruction de ces déchets. Brûler, détruire ou mener ces déchets électroniques à la décharge ne signifie ni plus ni moins que mettre de côté un problème dont devront s’occuper les générations futures, soulignent les experts. Car, explique le groupe suisse, plus de 1 000 substances présentes dans les déchets électroniques sont libérées dans l’écosystème, notamment le plomb, le cadmium et le mercure et constituent une menace tant pour les pays africains que pour leurs habitants, compte tenu des graves problèmes que cela pourrait causer en matière de santé et d’environnement, aussi bien aujourd’hui que demain.

Le programme SGS Renovo®

C’est face à l’absence dans de nombreux pays africains de mécanismes efficaces de contrôle de l’état des équipements importés d’Europe, couplé au manque des moyens, ressources et/ou outils pour recourir à des inspecteurs portuaires et à des techniques de suivi GPS, face au manque des techniques de destruction de ces déchets électroniques en respectant les normes environnementales et de santé, comme le propose les experts, la SGS SA a mis en place le programme Renovo® qui a déjà démarré au Ghana et en Côte d’Ivoire.

SGS à travers SGS Renovo®, propose aux pays africains de concevoir, de planifier et de mettre en place un système autofinancé de gestion des déchets à grande échelle pour les pays. Cela passe par la collecte d’une éco-redevance anticipée.  Le service couvre toutes les étapes : de la production à la récupération, du recyclage à l’élimination durable des déchets.

Dans ce programme, SGS se propose également, grâce au partenariat signé avec deux entités des Nations Unies (l’ONUDI et l’UNITAR),  de former et d’encadrer le personnel local nécessaire pour traiter tous les types de déchets (appareils électriques et électroniques, pneus usagés et véhicules arrivés en fin de vie).

Ce qui permettra par ricochet la création de nouveaux emplois, mais également la création d’un nouveau secteur générateur de recettes et d’une base solide permettant d’accroître la sensibilisation aux comportements écologiques et au recyclage. « Le tout, pour donner lieu à une croissance significative », explique le groupe.

moise Yakan + Burkina + SGS

Le Burkina Faso pourra donc, avec ce partenariat avec la SGS, tirer profit de la gestion des déchets électroniques. Non seulement à travers les gains substantiels pour l’Etat, mais également par la création des emplois pour les populations et la préservation de la santé et de l’environnement de ces populations à long terme.

Par Digital Business Africa

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